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10 exercices de Python pour progresser (avec corrections)

En bref

Voici 10 exercices de Python classés par difficulté croissante, chacun avec sa piste de correction : pair ou impair (conditions), calculatrice de moyenne (variables et opérations), FizzBuzz (boucles et conditions combinées), inverser une chaîne de caractères, compter les voyelles d’un texte, table de multiplication (boucle for et range), jeu du nombre mystère (boucle while et input), détecteur de palindrome, comptage de fréquence des mots (dictionnaires), et mini to-do list en console (projet de synthèse). La méthode qui fait progresser : tente chaque exercice seul au moins 15 à 20 minutes avant de regarder la piste, tape tout le code toi-même, puis modifie l’exercice réussi pour le prolonger. Un exercice par jour suffit : en dix jours, tes bases deviennent des réflexes.

Connaître les bases et savoir s’en servir sont deux choses différentes — et c’est la pratique qui fait le pont. Ces 10 exercices de Python sont conçus pour un débutant qui a suivi les bases du Python : difficulté progressive, notions ciblées, et une piste de correction pour chaque énoncé. Ils s’inscrivent dans le parcours de notre guide complet pour apprendre le Python.

Exercices 1 à 5 : conditions, boucles et chaînes

  1. Pair ou impair. Demande un nombre à l’utilisateur et affiche s’il est pair ou impair. Piste : l’opérateur modulo % donne le reste d’une division — un nombre est pair si nombre % 2 vaut zéro ; un simple if/else fait le reste. Notion travaillée : les conditions.
  2. Calculatrice de moyenne. Demande trois notes et affiche leur moyenne, avec un message différent selon qu’elle atteint 10 ou non. Piste : convertis les saisies en nombres avec float(), additionne, divise par trois, puis compare.
  3. FizzBuzz, le grand classique. Affiche les nombres de 1 à 50 en remplaçant les multiples de 3 par « Fizz », de 5 par « Buzz », et de 15 par « FizzBuzz ». Piste : une boucle for avec range(1, 51), et teste le cas 15 en premier — l’ordre des conditions est tout le sel de l’exercice.
  4. Inverser une chaîne. Demande un mot et affiche-le à l’envers. Piste : parcours la chaîne caractère par caractère en reconstruisant à l’envers, ou découvre la syntaxe de découpage [::-1] — les deux valent le coup d’être écrites.
  5. Compteur de voyelles. Compte le nombre de voyelles dans une phrase saisie. Piste : une boucle sur chaque caractère, un test d’appartenance avec in « aeiouy », et un compteur incrémenté — pense à passer la phrase en minuscules d’abord.

Exercices 6 à 10 : fonctions, dictionnaires et projet

  1. Table de multiplication. Écris une fonction qui affiche la table d’un nombre donné, de 1 à 10. Piste : def table(n): puis une boucle for i in range(1, 11) — l’occasion de soigner tes fonctions avec un paramètre propre.
  2. Le nombre mystère. Le programme tire un nombre entre 1 et 100 (import random) ; l’utilisateur propose, le programme répond « plus grand » ou « plus petit » jusqu’à la victoire, en comptant les essais. Piste : une boucle while, une condition à trois branches, et un compteur.
  3. Détecteur de palindrome. Indique si un mot se lit dans les deux sens (radar, kayak…). Piste : compare la chaîne à son inversée (exercice 4 réutilisé !) après l’avoir mise en minuscules — réutiliser son propre code est un réflexe de développeur.
  4. Fréquence des mots. Pour une phrase donnée, affiche combien de fois chaque mot apparaît. Piste : découpe avec split(), puis remplis un dictionnaire mot → compteur en le parcourant — la mécanique clé des dictionnaires.
  5. Mini to-do list en console. Le projet de synthèse : un menu en boucle (ajouter une tâche, lister, supprimer, quitter) qui stocke les tâches dans une liste. Piste : une boucle while True pour le menu, input() pour le choix, et une fonction par action. C’est l’antichambre d’un vrai projet — la version complète avec interface t’attend dans créer une to-do list.

La méthode pour progresser avec ces exercices

La valeur de ces exercices dépend entièrement de la façon de les faire. Règle un : cherche avant de lire — accorde-toi 15 à 20 minutes de vraie recherche par exercice avant de consulter la piste ; c’est dans cet effort, inconfortable au début, que la progression se joue. Règle deux : tape tout toi-même, jamais de copier-coller — les doigts mémorisent la syntaxe autant que la tête. Règle trois : prolonge chaque réussite — FizzBuzz jusqu’à 100, le nombre mystère avec un nombre limité d’essais, la to-do list avec sauvegarde dans un fichier : modifier un programme qui marche est le meilleur exercice caché de cette liste.

Un exercice par jour suffit largement — c’est le format idéal pour ta routine quotidienne, celle qui fait tenir la motivation. Quand les dix sont bouclés (et prolongés), tu es prêt pour la marche suivante : les 10 projets Python pour progresser rapidement, puis l’automatisation de vraies tâches. Et pour garder un flux d’entraînement sans fin, les sites d’exercices gratuits et les défis quotidiens prennent le relais.

Pour transformer cette liste en programme d’entraînement complet, ajoute une couche d’auto-évaluation. Après chaque exercice réussi, pose-toi trois questions : est-ce que je peux le réécrire de mémoire demain matin ? Est-ce que je peux l’expliquer à voix haute à quelqu’un qui débute ? Est-ce que je vois une deuxième façon de le résoudre ? Un « non » indique exactement quoi retravailler — et c’est une information précieuse, pas un échec. Note aussi tes temps : refaire l’exercice 3 en cinq minutes là où il t’en fallait trente est la preuve la plus tangible de ta progression, à ressortir les jours de doute. Enfin, quand un énoncé résiste vraiment, décompose-le sur papier avant de coder : écrire les étapes en français (« demander le mot, le retourner, comparer les deux ») résout la moitié du problème — l’autre moitié n’est que de la syntaxe, et la syntaxe se cherche dans la documentation sans aucune honte.

Questions fréquentes

Quels exercices Python pour un débutant complet ?

Commence par des exercices à conditions et boucles simples : pair/impair, moyenne de notes, FizzBuzz, inversion de chaîne, compteur de voyelles. Ils mobilisent uniquement les bases (variables, if/else, for, while) et donnent un résultat vérifiable immédiatement.

Faut-il regarder la correction quand on bloque ?

Oui, mais après 15 à 20 minutes de vraie recherche : c’est l’effort qui fait progresser. Lis alors la piste, comprends l’idée, ferme-la et réécris la solution toi-même. Un exercice résolu en copiant sans comprendre ne t’apprend rien.

Combien d’exercices Python faire par jour ?

Un seul, bien fait, suffit : cherché sérieusement, tapé à la main, puis prolongé d’une variante. La régularité quotidienne compte plus que le volume — dix exercices en dix jours ancrent mieux les réflexes que dix exercices dans la même soirée.

Que faire après ces 10 exercices ?

Passe aux petits projets : une to-do list complète, des scripts d’automatisation de tâches réelles, puis des projets guidés de difficulté croissante. Les exercices installent les réflexes ; les projets t’apprennent à assembler ces réflexes en programmes utiles.

Sources

Cet article a une vocation informative et pédagogique. Les plateformes, outils et formations éventuellement cités le sont à titre d’exemple ; compare plusieurs options avant de t’engager ou de payer.